Jérusalem, Tel-Aviv, Londres, New York —
Alors que la politique mondiale et les systèmes fiscaux prennent de nouvelles directions, Israël vient de dévoiler l’une de ses initiatives économiques et sionistes les plus audacieuses : un taux d’imposition sur le revenu de 0 % pour les nouveaux immigrants et les résidents de retour pendant leurs deux premières années dans le pays, à partir de 2026.
Cette mesure, annoncée par le ministre des Finances Bezalel Smotrich, vise à attirer des professionnels hautement qualifiés, des investisseurs et des entrepreneurs — précisément au moment où des villes occidentales comme Londres et New York deviennent moins accueillantes pour les communautés juives et économiques mondiales.
« C’est une révolution sioniste et économique », a déclaré Smotrich lors d’une cérémonie de Nefesh B’Nefesh. « Il vaut la peine de devenir un nouvel immigrant. »
Cette annonce intervient à un moment charnière :
• À New York, l’élection de Zohran Mamdani — un homme politique de gauche ouvertement critique envers Israël — a ébranlé la confiance des professionnels juifs.
• Au Royaume-Uni, le régime fiscal des non-domiciliés (“non-dom”) — pilier historique de l’attractivité financière de Londres — est aboli, mettant fin à l’un des plus anciens paradis fiscaux pour expatriés.
Ensemble, ces événements pourraient marquer le début d’une migration inverse : de la diaspora vers Israël.
La nouvelle réforme israélienne : 0 % d’impôt pour les immigrants de 2026
Selon le budget d’État d’Israël pour 2026, les immigrants et les résidents de retour éligibles bénéficieront de :
• 0 % d’impôt sur le revenu pour les années 2026–2027.
• Une montée progressive : 10 % en 2028, 20 % en 2029 et 30 % en 2030, pour des revenus annuels allant jusqu’à 1 million de shekels (≈ 305 000 USD).
• Les résidents de retour ne seront admissibles que s’ils ont vécu à l’étranger pendant dix années consécutives, à l’exclusion de ceux qui ont quitté Israël pendant les protestations sur la réforme judiciaire ou la guerre de Gaza 2023–2024.
Ces nouveaux avantages s’ajoutent aux bénéfices existants :
• Exonération d’impôt sur les revenus étrangers pendant 10 ans.
• Crédits d’impôt et aides à la relocalisation pour les nouveaux immigrants.
Les économistes qualifient le plan de « l’incitation à la relocalisation la plus compétitive de l’OCDE ».
Pour les professionnels juifs à travers le monde — en particulier ceux qui se sentent politiquement marginalisés en Occident — le message est clair :
Israël est ouvert aux affaires, et vous ne paierez aucun impôt sur le revenu pendant deux ans.
Le New York de Mamdani : quand le populisme rencontre la polarisation
De l’autre côté de l’Atlantique, New York a élu son plus jeune et premier maire musulman — Zohran Mamdani, 34 ans.
Socialiste démocrate autoproclamé du Queens, Mamdani a fait campagne sur la gratuité des transports publics, le gel des loyers et une forte taxation des plus riches.
Mais c’est sa politique étrangère qui a suscité la plus grande controverse.
Mamdani a refusé de condamner le slogan « globalize the intifada », considéré par beaucoup comme un appel à la violence anti-israélienne. Bien qu’il affirme ne pas l’utiliser personnellement, il a déclaré « comprendre le sentiment » de solidarité mondiale avec les Palestiniens.
Cette position a provoqué l’indignation des dirigeants communautaires juifs et des démocrates modérés, qui y voient une approbation tacite de l’antisémitisme militant.
Plus provocateur encore, Mamdani a promis que si le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou venait à New York, il ordonnerait son arrestation, se fondant sur le mandat émis par la Cour pénale internationale (CPI) en 2024.
Les juristes ont rapidement rejeté cette promesse comme juridiquement impossible, les États-Unis ne reconnaissant pas la compétence de la CPI.
Netanyahou lui-même a qualifié l’idée de « théâtre politique ridicule ».
Pourtant, le symbole est fort :
New York, historiquement foyer de la plus grande communauté juive hors d’Israël, a désormais un maire ouvertement hostile au gouvernement israélien.
Pour de nombreux Juifs américains — notamment dans la finance, le droit et la technologie — la victoire de Mamdani est un choc politique et moral.
« Nous assistons à l’érosion du soutien traditionnel à Israël au cœur du pouvoir américain », a déclaré un leader communautaire new-yorkais.
« Pour beaucoup d’entre nous, le rêve n’est plus de venir à New York, mais d’en partir. »
La grande réforme fiscale britannique : la fin de l’ère des “non-dom”
Parallèlement, le Royaume-Uni a annoncé la suppression de son régime fiscal des non-domiciliés, à compter d’avril 2025.
Pendant plus de deux siècles, ce système permettait aux résidents déclarant un statut “non-dom” de ne pas payer d’impôt britannique sur leurs revenus et plus-values étrangers.
Selon les nouvelles règles :
• Tous les résidents britanniques seront imposés sur leurs revenus mondiaux, quel que soit leur domicile.
• Une exonération temporaire de quatre ans (“Foreign Income & Gains Relief”) ne s’appliquera qu’aux nouveaux arrivants ayant passé les dix dernières années à l’étranger.
• Passé ce délai, la fiscalité britannique complète s’appliquera.
Cette réforme met un terme au rôle de Londres comme refuge fiscal pour les grandes fortunes mobiles.
Les cabinets comptables estiment que des milliers d’individus fortunés — dont de nombreux entrepreneurs juifs — chercheront désormais des options de relocalisation dans des juridictions plus favorables.
Et avec la montée du sentiment anti-israélien en Europe, les nouveaux avantages fiscaux d’Israël tombent au moment idéal.
Le pari stratégique de Jérusalem : un refuge pour le capital et l’identité
Ensemble, ces changements mondiaux marquent un réalignement géopolitique et économique profond :
|
Pays |
Changement |
Impact sur les professionnels juifs / mondiaux |
|
États-Unis |
Élection de Zohran Mamdani comme maire de New York ; rhétorique anti-israélienne |
Aliénation politique, inquiétude face à l’antisémitisme |
|
Royaume-Uni |
Abolition du régime “non-dom” (avril 2025) |
Perte d’avantages fiscaux pour les résidents étrangers |
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Israël |
Nouvelle réforme fiscale à 0 % pour les immigrants (2026–2027) |
Incitation financière majeure à l’Aliyah |
Le message d’Israël n’est pas seulement économique — il est idéologique.
À une époque où l’identité juive est politisée à l’étranger, l’État cherche à se réaffirmer comme foyer national et pôle économique moderne.
Le ministre Smotrich a décrit la politique comme « un pont entre le sionisme et la croissance ».
Les autorités s’attendent à une vague d’“Aliyah économique” — jeunes fondateurs de start-up, financiers et universitaires — qui voient en Israël à la fois un refuge moral et une décision d’affaires pragmatique.
De Londres et New York à Tel-Aviv : une nouvelle dynamique migratoire
Tandis que Mamdani rallie les progressistes à Brooklyn et que le Trésor britannique réécrit son code fiscal, Israël réinvente discrètement les règles de la mobilité mondiale.
Pour ceux qui ont des racines juives — ou simplement qui recherchent une base dynamique et fiscalement avantageuse dans un monde incertain — le choix devient évident :
Deux ans, zéro impôt sur le revenu. Dix ans, zéro impôt sur les revenus étrangers. Et une promesse intemporelle : un foyer qui vous accueille.
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