En décernant un doctorat honoris causa à Francesca Albanese, l’Université de Gand se proclame le Ground Zero de l’antisémitisme européen
AZ

Le 2 avril 2026, Université de Gand, conjointement avec l’Université d’Anvers et l’Université libre de Bruxelles, décernera un doctorat honoris causa commun à Francesca Albanese, Rapporteuse spéciale des Nations unies pour les territoires palestiniens. La cérémonie se tiendra à la Salle Reine Élisabeth à Anvers.

Il ne s’agit pas d’un détail académique, mais d’un acte politique délibéré.
Anvers n’est pas une ville comme les autres : elle est largement reconnue comme le « Jérusalem du Nord », cœur historique et vivant du judaïsme belge. La date n’est pas neutre non plus : le 2 avril 2026 tombe en plein Pessa’h, la fête de la libération, de l’Exode, du droit du peuple juif à ne plus dépendre du bon vouloir des puissants.

Quiconque croit que les universités ne communiquent pas par le lieu, le moment et la symbolique ne comprend pas comment fonctionne le pouvoir.

Honorer une personne sanctionnée n’est pas une liberté académique, mais une provocation institutionnelle

Le cœur du problème est désormais limpide : Francesca Albanese est sous sanctions américaines.
Pas à la marge, mais dans un cadre que des observateurs internationaux ont qualifié de sanctions de niveau « terroriste » : isolement financier, avoirs bloqués, interdiction pour des personnes et institutions américaines de lui apporter un soutien.

Ce n’est pas une opinion. C’est une qualification géopolitique formelle.

Lorsqu’une université honore publiquement une personne sous sanctions américaines, lui confère un titre honorifique et l’érige en autorité morale, elle fait bien plus que « favoriser le dialogue ». Elle sape activement le régime de sanctions et transfère à cette personne un capital de réputation et de légitimité.

Si l’on veut être cohérent, il faut tirer la conclusion logique :
si Albanese est sous sanctions américaines, alors l’Université de Gand doit elle aussi tomber sous sanctions américaines.
Pas symboliquement. Pas rhétoriquement. Concrètement.

Une institution qui blanchit des acteurs sanctionnés par le prestige académique agit contre les sanctions. Ce n’est pas de la liberté d’expression ; c’est de la complicité institutionnelle.

Il ne s’agit pas d’un incident isolé, mais d’un schéma

Ce doctorat honoris causa ne surgit pas de nulle part.
En 2024, l’Université de Gand a rompu toutes ses relations institutionnelles avec les universités israéliennes — collectivement, sans limite temporelle, sans distinction entre institutions, chercheurs ou disciplines.

Ce n’est pas une « réflexion critique ». C’est une punition académique collective.

Vient ensuite l’étape suivante : une institution qui isole Israël sur le plan académique couronne simultanément l’une des figures antisionistes les plus virulentes de la scène internationale. Pas par un débat, pas par une table ronde, mais par un titre honorifique — l’instrument symbolique le plus fort dont dispose une université.

Petra De Sutter : de médecin et responsable politique à rectrice de l’université la plus antisémite de Belgique

Tout cela se déroule sous la direction de Petra De Sutter.

Wikipédia la décrit sans détour :

« Petra De Sutter (née le 10 juin 1963) est une gynécologue et femme politique belge transgenre, qui a exercé les fonctions de vice-Première ministre fédérale. À l’issue de son mandat, elle a été élue rectrice de l’Université de Gand. »

Cette description est exacte — et c’est précisément pour cela qu’elle est pertinente.

De Sutter n’est pas une administratrice académique classique, façonnée principalement par la recherche et l’enseignement. C’est une figure politique, profondément enracinée pendant des années au sein de Groen, un parti qui a troqué son noyau écologique originel contre un absolutisme moral, une rhétorique de sanctions et une logique de camps idéologiques — la même trajectoire observée au niveau international dans des mouvements militants où le discours climatique a cédé la place à un langage toxique et polarisant sur Israël.

En tant que vice-Première ministre fédérale, De Sutter a exigé publiquement des sanctions contre Israël.
Après cette carrière politique, elle est devenue rectrice de l’Université de Gand — non pas malgré son profil politique, mais à cause de celui-ci.

Comme si cela ne suffisait pas, son mandat a débuté par un scandale de crédibilité académique : son discours rectoral contenait des citations inventées et erronées, résultant d’un usage non vérifié de l’intelligence artificielle générative.
Une rectrice qui se présente comme boussole morale tout en ne vérifiant pas ses propres sources sape les fondements mêmes de l’université.

L’absolutisme politique combiné à la négligence académique n’est pas un hasard. C’est un symptôme.

Gand trahit sa propre histoire

Que tout cela se produise à Gand rend la situation encore plus troublante.
C’est la même université où Nico Gunzburg, juriste juif et doyen, a introduit les sciences criminologiques. Le même Gunzburg qui a donné un bâtiment pour abriter l’Institut de criminologie. Gand fut autrefois un bastion de l’État de droit, du pluralisme et de l’intégrité intellectuelle.

Aujourd’hui, cet héritage est méconnaissable.

Ce que l’on appelle aujourd’hui « antisionisme » à l’Université de Gand est en réalité le déni systématique de l’autodétermination collective juive. Le rejet du droit à l’existence d’Israël — le seul foyer national juif au monde — alors que ce droit est accordé sans discussion à tous les autres peuples.

Ce n’est pas du progressisme. C’est une hostilité morale sélective.

Le 2 avril 2026 est un point zéro moral

Le 2 avril 2026, l’Université de Gand affirme — sans le dire explicitement mais avec une clarté implacable :

  • Nous honorons une figure onusienne sous sanctions.
  • Nous le faisons au cœur de la Belgique juive.
  • Nous le faisons pendant Pessa’h.
  • Nous le faisons sous la direction d’une ancienne vice-Première ministre à l’agenda politique explicitement anti-israélien.

Ce n’est pas une coïncidence. C’est un message.

L’Université de Gand ne se présente plus comme une université, mais comme un centre de pouvoir idéologique — une institution qui ne cherche plus la vérité, mais la domination morale ; qui n’organise plus le débat, mais canonise ; qui ne protège plus le pluralisme, mais choisit un camp.

Ceux qui acceptent cela le normalisent.

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